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Critique express : « Hirune Hime, Rêves éveillés »

Après une longue absence, les critiques express sont de retour sur Zero Yen ! Cette fois-ci, on s’attaque au film d’animation Hirune Hime, Rêves éveillés.

Hirune Hime, Rêves éveillés
(ひるね姫 〜知らないワタシの物語〜
Hirune Hime: Shiranai Watashi no Monogatari)

Synopsis (source : Allociné)

Morikawa vit avec son père à Okayama. Depuis peu, elle fait une série de rêves étranges. Quand soudain, son père est arrêté par la police. Avec l’aide de son ami Morio, Morikawa est déterminée à libérer son père, ainsi que de démêler le mystère de ses rêves.

Avis (peut contenir de légers spoilers !)

Cette œuvre du réalisateur Kamiyama Kenji (les films de Eden of the East ou encore la version live de Blood: The Last Vampire), dont il signe ici son premier scénario original, nous plonge dans la vie de Morikawa Kokone, fille d’un modeste mécanicien. L’action se déroule dans un futur proche (2020), dans la ville d’Okayama (à l’ouest du Japon) où Kokone essaie de tromper son ennui quotidien en s’inventant un monde imaginaire nommé Heartland. Dans ce dernier, elle y incarne Ancien, une jeune princesse captive d’une prison de verre à cause de sa sorcellerie qui permet de donner la vie à des objets inanimés. Mais un événement dans le monde réel (la mise aux arrêts de son père Momotaro) va brouiller la frontière entre le rêve et la réalité. À la rescousse de son paternel, Kokone et son ami Morio vont s’embarquer dans une drôle d’aventure dont elle ne se doutait pas…

Voilà donc le postulat de départ de Hirune Hime, avec sa thématique très fortement liée aux liens familiaux. Même si l’histoire n’est pas des plus originales, la magie opère et on s’attache vite à Kokone et à sa quête. Les plus perspicaces d’entre vous noteront qu’il s’avère difficile de distinguer le réel de l’irréel au fur et à mesure que l’histoire avance. Certes, mais à mon avis, cette confusion est totalement assumée et souhaitée par le réalisateur. Elle ajoute une part de mystère et de fantastique bienvenus.

Graphiquement, les décors sont très beaux, bien que j’avoue toujours avoir un peu de mal avec les objets en 3D dans l’animation traditionnelle (heureusement, cette technique est utilisée avec parcimonie ici). Le chara design est sympathique (bien qu’assez simple) mais il se laisse oublier lorsque l’on est happé dans l’intrigue du film. Comme souvent dans les anime, le Japon est représenté de façon fidèle et réaliste. Un plus toujours appréciable quand on connaît le pays.

Côté sonore, rien de particulier à signaler. Le doublage original japonais fait son boulot et les musiques sont plutôt classiques. Je ne me prononcerai pas sur la VF, ne l’ayant pas vue.

Mais alors, me direz-vous : est-ce un film moyen au final ? Bizarrement, je le placerai bien au dessus de la moyenne. Son héroïne se révèle très attachante (ainsi que son petit compagnon en peluche Joy) et l’on prend vite goût à ce mélange d’imaginaire et de réalité qui s’entremêlent et se confondent. On en redemande même. Sorti (trop) discrètement dans l’hexagone cet été, Hirune Hime, Rêves éveillés a été plutôt boudé par les cinémas de France et de Navarre. Résultat : nous n’avions pas pu le voir ! Qu’on le veuille ou non, l’animation japonaise (hors « blockbusters ») reste un marché de niche dans les salles obscures chez nous. Pourtant, ce film aurait mérité un plus grand succès. Il n’est pas inoubliable mais c’est un bon petit cocktail qui mérite vraiment le coup d’œil.

Cela tombe bien, les Blu-Ray et DVD viennent de sortir il y a 2 semaines (le 13 décembre) chez l’éditeur @Anime. Vous savez donc ce qu’il vous reste à faire pour bien finir l’année et occuper vos vacances d’hiver.

Bande-annonce VOST

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