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Ichi The Killer – Volume 1

Un chef de clan disparait soudainement avec une énorme somme d’argent en poche ainsi que sa maitresse. Une retraite au soleil ? Pour son bras droit Kakihara, il n’en est rien : son boss qu’il idolâtre plus que tout ne serait capable d’une telle trahison…

Et il a bien raison car il s’agit en fait d’une opération rondement menée par un groupe de petites frappes pour s’emparer du butin. A leur tête, un petit vieux rusé, ayant à sa botte un tueur psychologiquement instable, torturé et d’une maitrise des arts martiaux sans égale appelé Ichi. Tel un chien fou sans son maître, Kakihara n’aura cesse de retourner le fameux quartier de Kabukicho afin de lever le voile sur cette sombre affaire, quitte en y laisser des plumes.

A la fin de la lecture de ce premier tome, on ne peut le nier :  il se dégage de ce manga une énergie folle, une violence sans bornes, digne d’un « Riki-oh » ou d’un « Coq de combat ». Nos protagonistes vivent dans une vraie jungle d’où il est impossible de s’échapper. C’est un monde sans foi ni loi où les plus faibles finissent malheureusement six pieds sous terre ou subissent les pires tortures.

Les personnages sont truculents. Ichi accumule les problèmes d’ordre psychologique, bipolaire, assez instable, torturé visiblement par des souvenirs de brimades de jeunesse de la part de ses camarades et sexuellement déviant. Rien que ça. Mais que serait un héros digne de ce nom sans son némésis (Kakihara) qui,  au niveau des tares mentales, n’a vraiment rien à envier à notre tueur surentrainé. Balafré de part en part, le fait de sentir  la douleur et la faire ressentir à autrui l’excite. Son passe-temps favori est de percer le chaland, sans anesthésie ni désinfectant à des endroits les plus délicats. De quoi vous faire réfléchir avant d’ embrasser la carrière de yakuza. Le tout servi par un dessin rond et rétro à souhait, qui ajoute une plus-value indéniable.

Ichi est donc une très bonne pioche. Sur les 4 tomes parus à ce jour, je n’ai malheureusement pas pu lire la suite, chose que je pense faire assez rapidement avant la sortie du cinquième opus pour le mois de Janvier.  La série étant relativement courte : 10 volumes au total. Il serait dommage de s’en priver, surtout si la suite reste du même acabit.

Un grand merci donc à l’auteur de « Homunculus », Hideo Yamamoto, pour ce bon petit manga « de fou » et de m’avoir permis de me replonger dans l’ambiance des années 90, moi vieux trentenaire nostalgique.

À noter que deux adaptations cinématographiques assez saignantes ont vu le jour, ainsi qu’une OAV. A vos magnétoscopes donc… Oops, pardon ! À vos platines Blu-Ray !

Trailer de l’anime

Ichi The Killer 1 (« Koroshiya 1 » – 2001)

1-Ichi (préquelle – 2003)

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