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Interview Daisuke Tsutsui (Galaxy 7)

Décontracté, souriant et chaleureux, c’est avant son concert au Paradox à Marseille que nous avons pu échanger longuement avec Daisuke Tsutsui. Dans l’attente d’un prochain retour dans nos vertes contrées, voici sans plus attendre le contenu de notre conversation.

Zero Yen (ZY) : Peux-tu te présenter à nos lecteurs ?

Galaxy 7 (G7) : Je m’appelle Daisuke Tsutsui, je suis le fondateur de Galaxy 7 et aussi le seul membre à plein temps du groupe. Selon mes besoins, des musiciens viennent m’aider quand leur emploi du temps le leur permet.

ZY : Quand t’est venue l’idée de créer Galaxy 7 ?

G7 : Tout a commencé quand je me rendais aux soirées des «Mad Skippers» (organisateurs d’événements dont le but est de promouvoir des artistes qui apportent un renouveau à la scène électro japonaise), j’ai été très inspiré par les prestations auxquelles j’ai assistées. Cela m’a donné envie de faire quelque chose par moi-même. Le seul problème, c’est que je ne connaissais pas grand chose en électro-rock (rires). J’ai demandé à quelques amis d’essayer de monter un groupe tous ensemble mais ils étaient très occupés. Je me suis alors lancé en solo.

ZY : Et ensuite ?

G7 : J’ai composé plusieurs morceaux que j’ai fait écouter à Monsieur Tsuyoshi, l’un des membres principaux des «Mad Skippers», qui a carrément accroché. Très réputé dans le milieu, il m’a beaucoup soutenu. Grâce à lui et au bouche-à-oreille, j’ai pu me faire connaître rapidement.

ZY : Pourquoi avoir choisi Galaxy 7 comme nom ?

G7 : Je trouve que ça se retient très facilement : c’est très «catchy» et plutôt classe, ça m’a plu tout de suite. J’ai donc décidé de le garder.

ZY : Comment en es-tu venu à te produire à l’étranger ?

G7 : C’est grâce à un ami, Stéphane Hervé du groupe Dead Sexy Inc. C’est aussi un photographe de talent. Il se charge de trouver des artistes indépendants japonais afin qu’ils participent à des manifestations en France. Je me suis donc déplacé hors du Japon pour la première fois par son intermédiaire pour un événement qui s’appelait «Fashion Manga».

ZY : À cet instant précis, qu’as-tu pensé de la France, des fans et de leurs réactions ?

G7 : Ils ne connaissaient rien de moi mais, après le concert, ils étaient très enthousiastes. C’était sensationnel. À mon retour, j’ai vu mon nombre de fans augmenter drastiquement. Je me suis alors dit qu’il y avait quelque chose à faire dans ce beau pays, même si je pense que le succès vient surtout de mes musiciens qui étaient vraiment beaux gosses ! (rires)

J’ai enchainé avec «Japan Expo Sud» à Marseille. Ça m’a rappelé plein de souvenirs d’enfance, car lorsque j’étais plus jeune, je voulais être rockstar, voyager à travers le monde et prendre ma retraite dans le sud de la France : c’était mon destin ! (rires) J’adore les fans français, ils sont très passionnés et motivés. Ma soeur, qui est guide de voyage, me disait souvent que les parisiens étaient distants mais durant mes séjours, tout le monde était très sympa et aux petits soins avec moi. Je suis venu trois fois et mon impression n’a pas changé. Tant de gentillesse me touche énormément.

ZY : Lors de tes voyages, quels mets as-tu pu déguster ?

G7 : Je me souviendrai toujours de mon premier séjour en France: je venais d’arriver, j’étais épuisé. À côté de l’hôtel, il y avait une petite boulangerie dans laquelle j’ai acheté du pain. Le simple fait de le manger m’a donné une énergie folle. C’était trop bon. Je suis aussi accro au café. Pour ce qui est du vin, je n’en bois pas beaucoup mais il faut dire que les bouteilles que j’ai pu goûter étaient vraiment délicieuses.

ZY : C’est pas très «rock & roll» ça ! (rires)

G7 : (rires) On me le dit souvent mais je ne me drogue pas, je ne fume pas et je bois de l’alcool seulement deux à trois fois par an.

ZY : Et pendant ton temps libre, tu fais quoi ?

G7 : Généralement, je reste à la maison, je ne vois pas trop de gens, je fais de la musique et je m’occupe de mon chien Randy. Contrairement à ce que l’on peut penser, je suis assez solitaire et je n’ai pas de petite copine actuellement. (rires) Je regarde aussi pas mal de films.

 

ZY : Quel genre ?

G7 : J’aime à peu près tout sauf les comédies sentimentales mais mon idole, c’est Jackie Chan, Il est tout simplement impressionnant et très en forme pour son âge. Je le respecte énormément.

ZY : As-tu l’occasion de lire des mangas ou de jouer aux jeux vidéo ?

G7 : Je n’ai pas le temps d’y jouer. Par contre, je suis un grand fan de «Dragon Ball» : j’aimerais bien avoir les mêmes pouvoirs qu’un saiyajin (rires). En musique, je suis un fan de Radiohead.

ZY : Est-ce que ce groupe a une influence sur tes créations ?

G7 : Consciemment, je dirais non mais comme je les écoute souvent, c’est bien possible.

ZY : Dans ton répertoire, quelle est ta composition préférée ?

G7 : Sans aucune hésitation, c’est «Cheese shocking» dont j’avais rêvé de la mélodie dans mon sommeil. En me levant, je me suis mis au travail et je l’ai écrite assez rapidement. C’est un processus qui m’arrive de temps en temps. Ce qui me fait le plus plaisir, c’est qu’elle est très populaire auprès du public français.

ZY : T’intéresses-tu à la scène électro française ? Comme Daft Punk par exemple ?

G7 : Oui, j’ai assisté à énormément de concerts. Une centaine (rires). Et je peux t’assurer que celui des Daft Punk fait partie de mon top cinq. J’apprécie Justice aussi. La France me surprend toujours en bien.

ZY : Avant de conclure, un petit message pour tes fans ?

G7 : Bien sûr. J’ai vu pas mal de groupes se former puis se séparer définitivement. J’y ai pensé aussi mais, grâce à mes fans à l’étranger et plus particulièrement en France, cela m’a donné l’envie de continuer coûte que coûte. Je ne les remercierai jamais assez.

ZY : Daisuke, merci beaucoup de nous avoir consacré autant de temps et d’avoir discuté avec nous à coeur ouvert. À très bientôt.

G7 : C’était un grand plaisir.

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