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Interview Erika Akiyama (JAM Akihabara Café)

Depuis le lancement de Zero Yen, Yuuki est un peu notre marraine, elle a été la première à nous faire confiance et à accepter notre demande d’interview.

C’est après notre seconde rencontre à Paris lors de son concert au « Rock Winter Fest » et à la suite d’une longue discussion que la belle s’est gentiment proposée de nous faire rêver en nous pondant quelques reportages exclusifs pour ZERO YEN. Nous sommes donc heureux de vous présenter son premier papier et nous espérons en avoir bien d’autres par la suite. Dans l’attente de son nouveau single, nous lui disons un grand grand merci.

Interview d’Erika Akiyama par Yuuki Nanami

Yuuki : Bonjour, pourrais-tu te présenter à nos lecteurs ?

Erika (Himeka) : Oui bien sûr, je m’appelle Erika Akiyama, Je travaille chez JAM, un maid café dans le quartier d’Akihabara. Là- bas, tout le monde me surnomme Himeka. Je fais aussi partie du groupe  les himekishi offline (姫騎士オフライン), d’une compagnie de théâtre (GAIA_crew) et je suis modèle de temps en temps pour la marque HANGRY ANGRY.  

Y : Quand as-tu commencé à bosser dans les maid cafés ?

H: Depuis 6 ans. Je suis une vétérante ! (rires) J’ai pas mal changé d’endroits avant d’atterrir chez JAM.

Y : Qu’est ce qui t’a donné l’envie d’embrasser cette carrière ?

H : L’ancienne agence pour laquelle je travaillais avait l’intention d’ouvrir un maid café. À l’époque, j’habitais à Osaka. Mes  précédents patrons  m’avaient demandé de tenter l’aventure et je suis donc  partie pour Tokyo.

Y : Quand tu as commencé à travailler dans ce secteur, quelle est la chose qui t’as le plus frappée ?

H : Les clients qui fréquentent ce genre d’établissement sont très gentils en général et il est très facile de leur parler. Les personnes qui ne viennent que pour admirer nos costumes ne sont qu’une minorité.

Y : Ah, c’est vrai ?

H : Oui, nous avons beaucoup de réguliers. C’est une ambiance très amicale.

Y : Quels sont les points positifs de ce travail ? 

H : Si l’on compare avec un restaurant ou un café normal, on communique énormément avec les clients. Je peux parler et écouter plein d’histoires différentes. J’adore ça.

Y : Et les points négatifs ?

H : Il faut toujours sourire même si on a mal à la tête ou si on n’est pas forcément de bonne composition. Je ne dois pas faire ressentir mon humeur.

Y : Quel est le genre de clients avec lesquels tu aimes parler ?

H : Avec tout le monde en général mais c’est vrai que j’ai un faible pour les personnes qui prennent soin de moi et qui me demande si je vais bien, si je ne suis pas trop fatiguée, etc.

Y : Une petite question qui a un rapport avec le quartier dans lequel nous sommes, aimes-tu les manga et les anime ?

H : (rires) J’adore ça. En ce moment, je lis « Les vacances de Jésus et Bouddha », « Thermae Romae » et « A-channel ». Je suis aussi allé voir le film de « K-on » au cinéma récemment, je pense y retourner.

Y : Tu aimes donc les manga et les anime plutôt comiques.

H :  J’aime aussi les histoires sérieuses mais quand je suis occupée,  je préfère lire des choses rigolotes pour me détendre sans n’avoir rien à penser. Cela me change les idées.

Y : Quelles sont les différences entre un maid café et un café normal ?

H : Bien sûr, nous portons des costumes appelés « maid fuku ». Comme je l’ai dit plus haut, la communication y est très importante, nous ne parlons pas juste que pour commander et au moment de l’addition.

Y : Pour les gens qui ne connaissent pas les règles de ce genre d’établissement, prendre en photo une maid est interdit, c’est ça?

H : Oui bien sûr.

Y : Quelles sont les autres choses à ne pas faire ?

H : Cela dépend des endroits mais en général toucher une serveuse, lui demander des informations personnelles est défendu.
Pour ce qui est de prendre en photo des plats chez JAM, il n’y a aucun problème. Je pense que c’est même important pour que le client se souvienne du bon moment qu’il a passé avec nous.

Y : Alors, parlons donc de nourriture. Chez JAM, vous servez des Omurice. Qu’écrivez-vous dessus à l’aide de ketchup ?

H : On me demande souvent de faire des dessins  que j’aime, comme des Pokémon, Doraemon, Anpanman ou bien Kyubey (tiré de l’animé « Mahō Shōjo Madoka Magica »). Malheureusement, je ne suis pas très douée (rires). Je m’entraine. Sinon je peux écrire le prénom du client ou bien le mien ou parfois des petits messages comme « joyeux anniversaire ».

Y : Quelle tranche d’age fréquente l’établissement ?

H : Nous avons de tout, il y a des enfants, des « salary men » (entre 20 et 40 ans), des filles seules et même d’autres maids de cafés différents qui viennent se détendre. Nous avons  plusieurs sortent de bières belges, ce qui est rare. Pas mal de clients viennent aussi pour boire ce breuvage sans avoir aucun intérêt spécifique pour nous.

Y : On peut donc venir seule si on est une fille ?

H : Oui, je le fais moi-même souvent ! (rires)

Y : En parlant de bières belges, y-a t-il des clients étrangers qui viennent chez JAM ?

H : De temps en temps. Le café se situe en sous-sol, il est donc assez dur à trouver.

Y : Comment échanges-tu avec eux quand ils viennent ?

H : Généralement, les salutations se font en japonais, on essaye ensuite de leur expliquer les plats en anglais. Puis il reste le body language (rires). Mais dans ce magasin, il y a une maid qui peut parler le français et une l’anglais donc si la chance est avec vous… (rires)

Y : Super ! N’y-a-t-il pas un grand nombre de filles qui veulent travailler dans les maid cafés ?

H : Dans le passé, il y en avait vraiment beaucoup qui rêvaient d’en faire leur profession mais ces dernières années, la côte de popularité de ce métier a légèrement baissé. Toutefois, plein de petites filles rêvent toujours de le devenir.

Y : Vas-tu répondre à cette question : quelle est la moyenne d’âge d’une maid ?

H : On te répondra « elles ont toutes 17 ans pour l’éternité » (rires). Mais blague à part, la plupart sont des étudiantes et ont environ 20 ans.

Y : Un dernier message pour nos lecteurs ?

H : Nous avons essayé de présenter un petit peu ce monde mais au-delà des paroles, rien ne vaut une expérimentation par vous-même. Alors n’hésitez pas à nous rendre visite si vous êtes en vacances au Japon !

 

L’adresse et le site du café
JAM Akihabara

東京都千代田区外神田3-2-13 山口ビルB1F
tokyo chiyoda-ku sotokanda 3-2-13 yamaguchi building B1F

Interview traduite et adaptée par Sébastien Pastor et Kokoro

6 thoughts on “Interview Erika Akiyama (JAM Akihabara Café)

  1. Toujours pas essayé mais dure de traverser akiba sur certains horaires sans se retrouver sous une masse de maid qui attirent le chaland :), je remarque qu’on a pas trop parlé des prix…

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