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Interview : Tony Valente

Coucou les p’tits poulets ! Après quelques mois d’absence, me voici enfin de retour sur Zero Yen. Et pour fêter ça, on commence très très fort avec l’interview de Tony Valente, l’auteur de RADIANT, le nouveau manga « made in France » de l’écurie Ankama.

 

Zero Yen : Tony, bonjour ! Peux-tu te présenter à nos lecteurs ?

Tony Valente : Oui, bien sûr ! Moi c’est Tony Valente. Je suis auteur de bandes dessinées depuis pas mal d’années maintenant.

Je bosse actuellement sur ma quatrième série, RADIANT, avec laquelle je signe mon premier manga. Mes autres travaux ayant été publiés dans un format classique franco-belge.

Comment es-tu devenu dessinateur?

C’est grâce aux dessins animés ! Je pensais à l’époque que je pouvais en faire un par moi-même, mais j’ai vite compris que c’était impossible. Oui, j’étais jeune et encore innocent.(rires) Je me suis donc mis naturellement à la bande dessinée qui m’offrait énormément de possibilités. Dragon Ball, Ranma ½ et Lanfeust de Troy m’ont grandement influencé. Je suis d’ailleurs, toujours un grand fan de « shônen » ! Je dévore chaque tome de Naruto mais surtout de One Piece qui reste mon coup de coeur !

T’es-tu inspiré de Naruto pour créer ta série Hana Attori ?

Tu y as aussi intégré des personnages ayant réellement existé. Peux-tu nous en dire plus sur la création de ton bébé ?

Hana Attori est ma deuxième série. Sur celle-ci, je suis scénariste, dessinateur et coloriste. La totale ! J’ai appris à dessiner pour raconter. Je me sens plus scénariste qu’autre chose. C’est vrai, que l’histoire avec le village caché fait effectivement penser à Naruto. Mais, j’ai lu énormément de bouquins historiques sur le Japon. Le personnage d’ Oda Nobunaga faisait un méchant parfait. Il utilisait des ninjas pour asservir les provinces qu’il désirait. Puis, une fois son objectif réalisé, il s’est retourné contre eux pour les exterminer. C’était un fin stratège ! Hana, le personnage principal, part donc en quête  pour venger ses parents qui ont péri par la main de ce vilain monsieur. J’y mélange aussi pas mal d’éléments fantastiques. La série n’est pas finie, mais j’espère bien lui apporter une conclusion digne de ce nom quand le temps me le permettra. Ma seule oeuvre terminée, à ce jour, est la première Les Quatre Princes de Ganahan.(rires)

Et donc après tu enchaînes directement avec S.P.E.E.D  Angels. Tu officies aux dessins, et tu as cette fois pour scénariste Didier Tarquin dont tu aimes particulièrement les travaux. Comment s’est passé la collaboration ?

On travaille actuellement sur le troisième tome (ndlr: interview réalisée lors de la dernière Japan Expo en juillet 2013), qui signe la fin du premier cycle. C’était vraiment un plaisir, il a influencé une grande partie de mon oeuvre. Mais, en fait, je le connaissais bien avant. Un des mes cousins lui avait montré mes dessins lors d’un festival BD. Il a été assez surpris par la qualité des créations, et je suis finalement allé le voir dans son atelier. Il m’a alors conseillé. Grâce à ses précieuses paroles, j’ai pu m’améliorer rapidement et signer à mes 17 ans ma première BD. Je continue encore aujourd’hui d’apprendre à ses cotés.

Après Hana Attori qui était très inspirée manga, le changement d’univers est radical sur S.P.E.ED Angels. Les références aux comics et aux blockbusters américains y sont légion. On reconnaît ici, les influences de Didier. 

Il avait envie de faire son blockbuster en BD, ce qui ne coûte rien ! (rires) Il devait, au départ en être le dessinateur et le scénariste. Mais, à la même époque, je me suis proposé pour coloriser Lanfeust, il m’a alors confié ce projet S.P.E.E.D Angels.

En simultané, tu bosses donc sur RADIANT. Peux-tu nous raconter la genèse de l’histoire ?

L’idée m’est venue il y a bien longtemps, lorsque j’officiais encore sur Hana Hattori.  Je développais une histoire parallèle, et de fil en aiguille, cela s’est transformé en RADIANT. Le thème de l’exclusion, du rejet par rapport à l’apparence physique est un thème que j’avais déjà utilisé dans les tomes 2 et 3 de Hana Attori. C’est la base même de RADIANT. Puis, j’y ai greffé des éléments de sorcellerie, d’humour, de boules de feu, de monstres géants, etc.

Pendant le tome 1 de S.P.E.E.D Angels, j’ai développé le book et donc proposé le projet à divers éditeurs. Ça s’est joué entre Delcourt et Ankama.  Ankama est une société avec une dynamique différente des autres, très ouverte, qui intéresse un public jeune et adolescent de par leur politique cross-média. On m’a d’ailleurs souvent dit que mon projet collait bien à l’esprit de cette boîte. C’est donc tout naturellement que je me suis retrouvé chez eux.

Sur quel format es-tu le plus à l’aise ? Tu es plutôt couleur ou noir et blanc ?

Définitivement le noir et blanc ! Comme je disais tout à l’heure, j’aime raconter des histoires, scénariser. Je suis assez perfectionniste, et si je fais de la couleur, j’y passe énormément de temps car je veux un résultat irréprochable. J’aime le rendu final mais pas vraiment coloriser. Avec le noir et blanc, je mets moins de temps à faire une page et je peux donc travailler mon scénario.

Je lis énormément de mangas, le format long, sur environ 200 pages, est donc assez naturel pour moi.

Sur Hana Attori par exemple,  j’étais assez frustré de rester sur du 46 pages. RADIANT est prévue pour un cycle de 3 tomes mais si le succès est au rendez-vous, et si j’ai la force de le faire, je partirai certainement sur un cycle plus long.

On arrive sur la fin de l’interview. Aurais-tu un petit mot pour nos lecteurs ?

Lisez Radiant ! Parlez-en ! Prêtez-le ! Faites-le tourner mais surtout kiffez !

(une voix se fait alors entendre et c’est celle de l’attaché de presse) Envoyez vos dons !

Merci beaucoup Tony ! A très bientôt !

Merci beaucoup !

 

Merci à Nazir Menaa, Ankama et Tony Valente de nous avoir accordés cette interview
Propos recueillis par Sebastien Pastor

Pour aller plus loin :

–          Les Quatre Princes de Ganahan, scénario de Raphaël Drommelschlager, dessins de Tony Valente, Delcourt, collection Terres de Légendes

  1. Galin, 2004
  2. Shâal, 2005
  3. Filien, 2006
  4. Althis, 2007

–          Les Filles de Soleil, dessins collectifs, Soleil Productions

1. Tome 12, 2008

2. Tome 14, 2009

3. Tome 18, 2013

–          Hana Attori, scénario et dessins de Tony Valente, Soleil Productions, collection Soleil levant

  1. Irréductibles ninjas, 2008
  2. Le Village invisible, 2009
  3. La Tour des miracles, 2010

–          S.P.E.E.D. Angels, scénario de Didier Tarquin, dessins de Tony Valente, Soleil Productions

  1. Jour J, 2012
  2. Le Carnaval des pantins, 2013

–          Radiant, scénario et dessins de Tony Valente, Ankama

  1. Radiant 1, 2013
  2. Radiant 2, 2014

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