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Critique manga : Radiant

Après nous avoir fait rêver avec City Hall, nos amis de chez Ankama reviennent avec une nouvelle licence 100% label bleu, menée cette fois­-ci d’une main de maître par Tony «S.P.E.E.D Angels» Valente.

Pour ceux d’entre vous qui ne connaissent pas encore le monsieur, je vous inviterais donc à faire un petit tour dans notre rubrique interviews. Si, si, j’insiste !

Alors, après vous avoir mis l’eau à la bouche avec cette introduction de toute «bôôôôôttééé», fidèles lecteurs, vous comprendrez que, depuis quelques mois, une question me brûle les lèvres (qui sont déjà bien gercées mais je m’éloigne du sujet) : mais où s’arrêtera l’insolente réussite de cette maison d’édition ? On se le demande !

« Il pleut des monstres. Châtiment divin ? Attaque démoniaque ? Colère de dame Nature ? Une chose est sûre, ces némésis ne sont pas là pour notre bien ! Mais des hommes et des femmes organisent la lutte. Des infectés, mis au banc de la société et souvent aussi craints que les créatures elles-mêmes. Ils représentent le seul rempart contre la menace. Ce sont les sorciers. » Voici les quelques phrases d’introduction de Radiant qui résument parfaitement le monde alternatif dans lequel l’auteur a décidé de nous embarquer.

Une fois les présentations de cet univers faites, nous pouvons enfin rentrer dans le vif du sujet et suivre, non sans déplaisir, le quotidien de Seth. Ce petit apprenti sorcier cornu ne rêve que d’une chose : c’est de corriger comme il se doit ces étranges créatures. Entouré de ses amis et après diverses séances de level up, il se lancera alors à la découverte de leur berceau appelé Radiant. (Oui, oui, comme le nom du manga, je vois que certains suivent !)

Tony est un fan de shônen et cela se sent dès les premières pages de la BD. Seth est l’archétype même du héros de ce genre de production. Naïf, au cœur pur, il semble être doté d’une force énorme qu’il a, dans un premier temps, du mal à maitriser. Si cela ne vous rappelle pas un Son Gokû ou un Naruto des familles, je ne peux plus rien pour vous. Rassurez­-vous, les phases d’entraînements, de recherches de nouveaux comparses seront de la partie !

On remarquera aussi au fil de la lecture toute une palanquée de clins d’œil à ces mangas qui ont fait les beaux jours de notre jeunesse. Alma, le mentor de Seth, utilisera une technique de punition bien connue des aficionados de City Hunter. Non, non, pas la massue. Mais notre héros risque d’attraper froid. Dormir accroché au balcon, ça laisse des traces. Croyez-­moi ! Le personnage de Mélie, mignonne à croquer, soit dit en passant, semble d’ailleurs souffrir du même mal que Lunch dans Dragon Ball. J’en passe et des meilleures.

L’écriture des personnages est quant à elle travaillée. Qui a dit «French touch oblige» ? On se délectera d’une galerie de bonhommes des plus charismatiques. Y’a pas à dire, Grimm en jette un max ! Mais la cerise sur le gâteau reste l’humour pipi caca omniprésent tout au long des deux tomes parus à ce jour. Les stéréotypes vont bon train et chacun en prend pour son grade. Ça tombe bien quand la trame de fond traite de l’exclusion. Un thème déjà utilisé par l’auteur lors de ses œuvres précédentes. Niveau dessins, Radiant n’a rien à envier à ses homologues nippons. Le trait est maîtrisé et les expressions de nos héros soignés; nous permettant ainsi de s’attacher très rapidement à cette bande de joyeux lurons. Les scènes d’actions ultra dynamiques nous plongent sans complexe au cœur des combats. Bref, tout est bon dans la baston !

Vous l’aurez compris en lisant ces lignes, l’univers de Radiant est riche, très riche même. Si bien que l’on se demande comment va finir ce premier cycle en trois tomes. En saurons-nous plus sur le passé de Seth et sa famille ? Quelle est l’origine des némésis et quel est leur but ? Qu’est-ce que le Radiant ?

Nous espérons avoir notre lot de révélations pour le prochain tome ! Et surtout une adaptation animée de la licence avec une série de goodies qui ferait pâlir plus d’un japonais ! Et là, l’insolente réussite d’Ankama pourrait certainement atteindre son apogée ! J’en frémis d’avance !

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