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Critique manga : Bad Luck Witch !

Quand une sorcière allumée s’alloue les services d’un lycéen pour ses basses besognes, on obtient Bad Luck Witch ! aux éditions Tonkam !

Synopsis

Enji est un accro à l’horoscope. Le jour où on lui prédit que c’est son jour de chance, il décide de chercher l’amour. Mais au lieu de percuter une fille, c’est un 33 tonnes qui lui passe dessus. Quand il se réveille, il tombe sur celle dénommée la sorcière

Avis (peut contenir des spoilers sur les tomes 1, 2 et 3 !)

De son titre original japonais ボクと魔女の時間 (Boku to majo no jikan, soit littéralement « le temps entre la sorcière et moi »), Bad Luck Witch ! est un shônen en 6 volumes, paru au Japon en 2011 et terminé à ce jour.

On y suit donc la transformation d’Enji Tsuzuri, un lycéen à priori comme les autres. Enfin presque car ce jeune homme est un fana d’horoscope, du genre à ne pas mettre le nez dehors si celui-ci s’avère mauvais ! Le jour où il lui prédit une chance inouïe (« cette journée sera super méga génialissime pour vous. Du genre de celle qui n’arrive qu’une fois dans une vie. »), couplée à l’objet porte-bonheur du jour (une culotte blanche, au cas où vous douteriez encore qu’il s’agit d’un manga pour jeunes adultes !), il s’imagine qu’il va trouver la fille de ses rêves au détour d’une rue. Manque de bol pour lui, c’est un semi-remorque qu’il rencontre et termine ainsi sa vie d’humain…

Mais (mal)heureusement, il va être ressuscité par Hakuu, une sorcière un peu chtarbée qui s’occupe d’un bar pas vraiment catholique… Cette dernière lui explique qu’elle a transféré son cerveau dans un corps qu’elle destinait à un monstre de sa création, l’enveloppe charnelle originelle de Tsuzuri étant trop endommagée pour être soignée. En plus d’une apparence tout neuve, il hérite d’une capacité de régénération hyper rapide ainsi que d’une force surhumaine. Un peu comme l’ami Wolverine chez nos voisins de l’autre côté de l’Atlantique. Il devient ainsi une CLIS (Creatures Left In Secret).

Mais n’allez pas croire que cette apprentie du docteur Frankenstein est la descendante de Mère Teresa ou du Dalaï-lama ! Que nenni ! En échange de ce « service », elle va demander à notre héros de l’aider à débusquer les CLIS infectées par un étrange parasite. Ces créatures mutantes doivent être cachées du monde extérieur et c’est le job d’Hakuu (qui est alliée officieusement avec un policier, Kankuro Serizawa), le bar n’étant qu’une couverture. Pour un peu, on pourrait presque l’appeler Professeur Xavier !

Voici, résumé en quelques lignes, le point de départ de Bad Luck Witch !. Au fil des 3 tomes parus chez nous, le lecteur va découvrir d’autres CLIS qui vont se joindre à la « cause » de la sorcière : Mari Mizuta qui possède des pouvoirs de télékinésie, Rantaro Oyama un homme-loup au flair incroyable (qui en pince pour Hakuu) et d’autres dont je vous laisse la surprise. N’oublions pas non plus Kamiju, le mystérieux ami/ennemi dont on ne connait pas encore les intentions.

Techniquement, ce manga est très solide : le chara design est bon et soigné et les personnages principaux sont attachants et drôles, tout particulièrement lorsque l’auteur, Shin Arakawa, les dessine dans des scènes où ils pètent un boulon face à des situations inattendues ! On y retrouve un petit côté SD (Super Deformed) toujours appréciable et marrant. Notons que les volumes contiennent aussi quelques yonkoma (histoires en quatre cases) entre certains chapitres. Un petit plus qui renforce l’affection que l’on porte à nos héros.

Une autre particularité de Bad Luck Witch ! : les sous-couvertures ne sont pas des illustrations mais une conversation entre 2 protagonistes, appelée coin bavardage, qui continue sur la 4e de couverture. J’avoue que ces dialogues sont souvent délirants, voire complètement débiles (dans le bon sens du terme !). Une bonne idée du mangaka ! Il faut également souligner le soin apporté à l’édition française de Tonkam, qui conserve la double page couleur en début de tome, ainsi que les jaquettes originales japonaises. Peut-être un petit détail pour le lecteur lambda mais que j’apprécie beaucoup !

Au final, je ne peux que vous conseiller ce manga si vous aimez les histoires surnaturelles explosives et décalées ! Je l’ai lu avec plaisir et il a l’avantage de ne s’étaler que sur 6 volumes. Une information importante pour votre carte bleue ! En tout cas, je me languis déjà la parution des 3 prochains numéros pour savourer la galerie de CLIS délirantes que l’auteur a pu imaginer !

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