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Critique manga : Dragon Quest – Emblem of Roto

En cette période estivale propice au farniente, quoi de mieux que se (re)plonger dans un classique du manga avec Dragon Quest – Emblem of Roto ?

Synopsis

De nombreuses années se sont écoulées depuis que Loran et Carmen, les héritiers du légendaire héros Roto, ont triomphé des forces du mal. Emportant avec eux un fragment du mythique emblème de leur aïeul, les deux frères ont chacun fondé leur propre royaume : celui de Loran au nord et celui de Carmen au sud. Mais après cent ans de paix et de prospérité, le monde est de nouveau menacé… Les armées maléfiques font le siège des derniers bastions humains, qui tombent les uns après les autres.

Possédé par un démon, le roi de Carmen entraîne son royaume à sa perte. Seuls survivants de cette tragédie : le prince Arus, héritier du héros Roto, et Lunafrea, fille du général en chef des armées de Carmen. Pendant dix ans, la jeune femme élève le petit Arus dans le plus grand secret, à l’abri de ses ennemis. Mais, débusqués par une troupe de monstres, nos deux héros et leurs compagnons décident de prendre la route pour contrer la montée des ténèbres. D’autant que dans le royaume jumeau de Loran, l’héritier du trône est né à son tour. Baptisé Jagan, il s’est allié aux forces du mal et a juré la perte des humains…

Avis

Quelle ne fut pas ma joie, chers amis, quand j’ai appris l’arrivée de Dragon Quest : Emblem of Roto chez Ki-oon ! Publier une licence assez rétro (même si ultra culte au Japon) reste toujours aussi hasardeux dans nos vertes contrées. Saluons donc la prise de risque de l’éditeur qui, par la même occasion, fête ses dix années d’existence. Dragon Quest, pour les noobs, c’est avant tout une ribambelle de RPG disponibles sur un grand nombre de consoles et de plusieurs adaptations multi-formats (que cela soit en manga ou en anime). L’une des clefs du succès de ces jeux vidéo-ludiques, en plus de l’engouement pour ce genre de soft de la part des japonais, reste le character-design signé monsieur Akira Toriyama himself !

Retrouver entre mes petites mains du DQ me projette donc bien des années en arrière. Car oui, Dai no daiboken (Fly) fut l’une des premières séries que j’ai pu compléter en version originale dans les années 90 avant de finalement racheter tous les tomes aux éditions J’ai lu ! Et oui, à l’époque, quand on était fan, il fallait souvent cracher au bassinet. Mais nous avons aussi eu la joie de pouvoir suivre l’adaptation en anime de celle-ci au Club Do, émission ô combien attachante qui n’en finissait pas de ramollir nos pauvres petits cerveaux déjà bien assez entamés. Quoi ?! Vous en connaissez beaucoup des dromadaires extra-terrestres ?

Ma dernière expérience DQ date encore de quelques années auparavant quand une de mes ex (japonaise, bien sûr !) m’a initié aux plaisirs de cette licence sur ma DS. Et mon Dieu, qu’il est bon d’apprendre surtout quand le professeur connait bien son métier. Et je peux vous assurer que je suis du genre mauvais élève.

Mais revenons à nos moutons ! Emblem of Roto est un manga qui sent bon les années 90. De quoi ravir les trentenaires que nous sommes. On y retrouve, avec un plaisir non dissimulé, des méchants vraiment très méchants. Ici, pas de bad guy bogosse, le mangaka nous offre une vraie galerie de repris de justesse !

On remarquera, tout au long de la lecture, pas mal de points communs avec Dragon Ball Z. Normal, me direz-vous et notamment chez notre duo de personnages principaux : Arus et Kira. D’ailleurs, Arus, tout comme Son Goku, possède une force incommensurable qu’il ne maîtrise pas encore. Le personnage de Kadal nous fera aussi penser à notre cher Tortue Géniale des familles.

La structure du récit reste très fidèle à l’esprit DQ. La paix est revenue grâce à une poignée de valeureux héros mais, comme vous vous en doutez, le répit ne sera que de courte durée et une nouvelle menace planera encore sur notre tête. Et comme le dit le vieil adage : « tant qu’il y a de la vie, il y a de l’espoir ! ». Une nouvelle équipe de jeunes et valeureux guerriers se dressera contre le mal pour sauver la veuve et l’orphelin ! Perso, je prendrais plutôt la veuve !

Nous aurons donc droit aux sempiternelles étapes d’entrainement, il faut bien que jeunesse se passe. Et plus forts deviendront nos héros. La première épreuve (d’une longue lignée certainement) se déroulera dans une tour. Je crois qu’on a déjà vu ça quelque part, non ? Nous aurons aussi droit à la phase de « recherche de compagnons de galère ». Si vous avez besoin de moi les gars, je suis pas là ! Mais surtout, je dis bien surtout, c’est avec un grand plaisir que nous verrons nos petits nouveaux utiliser les sorts récurrents à la licence ! Oh jeune, viens par là que je te finisse à coup de Superglace !

Emblem of Roto possède tout le charme de son époque. Pas de grande surprise scénaristique donc mais nous sommes en présence d’une œuvre suffisamment efficace qui ravira aussi bien les fans de l’univers que les petits nouveaux pénétrant timidement dans la licence.

À noter que l’éditeur s’est vraiment investi pour faire connaître ce titre (en faisant venir l’auteur à Japan Expo, en demandant à celui-ci de redessiner les jaquettes spécialement pour cette édition ou encore en mettant à jour les commentaires en début de tome).

Alors, allez vite chez votre libraire pour découvrir ce p’tit titre bien sympathique !
Propulsort !!!!!!!

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