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Critique manga : Ladyboy vs Yakuzas

« Il était une fois 100 pervers en slip lancés à la poursuite d’un transsexuel malgré lui »! Vous avez apprécié toute la finesse et la poésie de ce pitch des plus prometteurs ? Alors c’est clair, vous allez adorer tout comme moi Ladyboy VS Yakuzas.

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Il faut dire que les titres sélectionnés par Akata au sein de l’écurie Delcourt ont pour la plupart été un gage de qualité ! Et ce n’est pas leur passage en éditeur indépendant qui ternira leur réputation. Avec Riku, Orange, Magical Girl of the Dead et maintenant Ladyboy VS Yakuzas, les lecteurs curieux en soif de créations originales et surtout de qualité auront de quoi se régaler, nom d’un Papy Brossard !

Kôzô Kamashima est un yakuza comme les autres, enfin presque, c’est aussi un coureur de jupon invétéré ! Ce dernier n’a d’ailleurs rien trouvé de mieux que de coucher avec la mère et la fille (pas en même temps je vous rassure, la morale est sauve) de son big boss. Un bonheur pour notre héros qui sera malheureusement de courte durée, une fois l’affaire exposée au grand jour et sur grand écran. Que voulez-vous, on ne peut pas être beau gosse, bien membré et intelligent, non ?

Humilié et fou de rage, le parrain a alors une idée judicieuse : pourquoi ne pas transformer ce bel éphèbe en un joli petit transsexuel qui n’aurait pas à rougir face à ces pendants thaïlandais, d’acheter une île surnommée pour l’occasion Kon-Lhankul et de la peupler avec 100 pervers sexuels pour y lâcher notre pauvre Kôzô en tenue affriolante !? Tout un programme ! Faut arrêter de regarder Koh-Lanta les gars, ça vous monte au cerveau !

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Une fois le scénario lancé, nous retrouvons donc notre protagoniste en proie à ces déviants sexuels sans foi ni loi. La partie de survival peut alors commencer. Et c’est là que l’auteur en profitera pour développer ses personnages à l’aide de flashbacks. Si vous pensiez avoir atteint le summum du mauvais goût en lisant ces quelques lignes, je peux vous dire que vous n’avez encore rien vu et que notre ami Toshifumi Sakurai nous réserve quelques belles surprises pour notre plus grand plaisir. Mais chut ! No spoil, no spoil !

Le trait de l’auteur ainsi que les expressions détaillées des personnages conviennent parfaitement à ce genre de récit : les yakuzas se payent de vraies bouilles de truands, les pervers sont répugnants à souhait et quant à nos comparses féminines du récit, elles pourraient ramener un mort à la vie. Je peux pas être plus explicite, je pense.

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Vous l’aurez donc compris, passez outre Ladyboy VS Yakuzas serait une bien belle erreur, d’autant plus que la série devrait se conclure en 5 tomes, ce qui devrait assurer une œuvre maîtrisée du début à la fin. Amateur de mauvais goût, de jolies petites pépées, de récits décomplexés ? Envie de vous débrancher le cerveau pendant 30 minutes ? Jetez-vous sur cette bien belle édition servie par Akata qui est bien sûr à ne mettre que dans des mains expertes ! Pensez aussi à éviter de dévorer ces tomes dans le métro, sauf si vous aimez les regards étranges des autres passagers ! Sur ce, je retourne sur mon île !

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