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Critique manga : Last Hero Inuyashiki

Ki-oon publie le 10 septembre prochain Last Hero Inuyashiki, une série issue de l’imagination du déjanté Oku Hiroya.

L’auteur nippon avait déjà marqué les esprits avec Gantz, son histoire à rebondissements constants et son univers complètement fou, gore et dépravé, parfois déstabilisant d’inventivité et d’inconstance (l’arc avec les vampires reste encore une énigme à mes yeux…).

Le premier tome de ce nouveau manga était proposé en avant-première à Japan Expo, qui s’est tenue en juillet dernier à Paris. Mais pour ceux d’entre vous qui n’étaient pas présents, que penser de cette nouvelle œuvre ? Va-t-elle valoir le coup ? Allez, on coupe le suspense, pas besoin d’aller jusqu’à la fin de cet article pour savoir que la réponse est oui. Détails.

Last_Hero_Inuyashiki_01Synopsis

On suit l’histoire d’Inu Yashiki, vieillard cacochyme de 58 ans qui n’a pas grand-chose à envier : il est prisonnier de la routine d’une vie de famille peu joyeuse, tyrannisé par sa femme et ses enfants, qui ne voient en lui qu’un croulant raté qui ne sait pas s’imposer. Cerise sur le gâteau, il se retrouve diagnostiqué d’un cancer incurable. Il subit mais on sent aussi que, derrière cette couche de passivité, bouillonne une tonne de frustrations et d’indignation face aux injustices dont il est témoin.

Un soir, c’en est trop : il profite d’une promenade avec son chien pour s’isoler dans un parc et enfin s’effondrer, en larmes. Tout juste a-t-il le temps de se rendre compte qu’un jeune homme se tient à ses côtés, plongé dans ses pensées, qu’une explosion les pulvérise tous deux. À son réveil, le vieil homme réalise que son corps a changé en bien de points… Qu’est-il devenu ? Est-il seulement encore humain ?

Avis

Autant être clair dès les premières lignes, cette œuvre n’est pas à placer entre toutes les mains. On se situe dans un genre seinen donc dédié à un lectorat mature. Cela implique des images assez crues et un univers plutôt sombre.

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Concernant l’histoire, M. Hiroya pousse le principe de l’anti-héros à son paroxysme en nous faisant découvrir un homme tremblotant au physique fébrile, qui prend sur lui constamment et encaisse les coups durs d’une vie qu’il ne mérite pas. Et l’astuce est là, on prend vite en pitié ce pauvre vieillard qui ne trouve du réconfort qu’auprès de son chien, en sentant aussi qu’il y a plus qu’une simple victime dans ce personnage qui s’indigne en silence. Puis le récit se renverse à l’arrivée de son « pouvoir », sa nouvelle condition, qui lui donne le moyen de finalement agir pour réparer les abus dont il est témoin, de se raccrocher à son humanité et qui signe aussi le vrai début de l’histoire.

D’un point de vue graphique, on ne peut qu’adhérer tant c’est beau. Le seul point qui pourrait nous faire nous poser des questions est la présence de modélisations 3D de certains paysages et immeubles. Mais c’était déjà le cas dans Gantz et ces éléments s’intègrent plutôt bien avec le dessin classique au final. Je me suis d’ailleurs renseigné sur le pourquoi de cette 3D. Lors d’une interview il y a quelques années, l’auteur confiait qu’il avait investit massivement dans du matériel et des logiciels de conception 3D, afin de pouvoir créer comme il l’entendait un univers futuriste pour un de ses projets. À la suite de l’échec relatif de cette publication, il décida tout de même de mettre à profit ce savoir-faire : ceci explique cela…

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Si maintenant il fallait une phrase pour conclure, la voici : retenez que c’est un très bon départ pour cette série et qu’il faut foncer l’acheter à sa sortie le 10 septembre prochain !

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